1 février 2011

Qu'est-ce que la réflexion

Qu’est-ce que la réflexion ?

La vie est un imbroglio de gens indolents et intellectuels. Quand on réfléchit à son essence, on parvient toujours à une fine solution volatile qui perd de son sens quand on lui en accorde et en gagne quand on la laisse vacante.

Prenons un exemple : on réfléchit sur l’humanité et l’on s’aperçoit que là n’est qu’un amalgame de faits et de croyances, de fois et d’espérances mauvaises et parfois bonnes. Les civilisations les plus probes et dignes des honneurs que l’on veut trop souvent accorder aux Hommes pour les pardonner de leurs fautes se penchent alors sur les criminels, les hérétiques et les barbares comme une grande sœur se penchant au-dessus du berceau fraternel et les punit d’un ton sévère ; vont parfois même jusqu'à commettre la faute imputée. On est alors en droit de se demander d’où vient ce pouvoir et ce qu’est la morale. Deux solutions sont possibles : soit ce n’est qu’éducation et culture, soit cette notion est propre au genre humain (du moins nous l’espérons et l’intérêt nous porte à l’espérer). Dans les deux cas, il s’agit de jugements. D’un jugement providentiel ou d’un jugement factice (l’humain est éphémère), certes, mais ce n’est toujours qu’un avis. Alors tout ne serait que passions et jugements ? La face du monde ne tiendrait-elle que sur notre pouvoir ?

Si l’on suit cette logique, alors y compris le fait que tout est hypothèse en est une. Mais cet article ne sert-il donc qu’à mettre une de ces hypothèses sur le tapis pour pouvoir mieux nous morfondre dans une incapacité profonde et fatale ? Peut-être car le « peut-être » est Tout, ou plutôt ne serait-ce Rien.

Et voila la substance, si vaporeuse et fuyante.

                        C.I.L.B.R.AUBERT

Au Delà

  Au-delà              
                                                             De Clint Eastwood

Clint Eastwood, après 20 ans de chefs-d’œuvre, et après la déception Invictus, revient avec un projet inquiétant, TRES inquiétant : un film « fantastique » sur la vie après la mort, alimenté d’illustrations du tsunami de 2004, de visions de la mort entièrement en effets numériques, tout cela sous la forme d’un film choral à intrigues interposés. Que venait faire Clint Eastwood là-dedans ? Quel était son objectif ? Un film pour gagner encore de l’argent ? Eh bien, loin delà ! Eastwood ne s’intéresse pas tant que cela à cet « au-delà », il profite de ce sujet pour revenir à ses fondamentaux (la plupart perdus dans Invictus) qui font la force de son cinéma, l’intimité, les choix de vie, les « dons » qui peuvent éclairer nos vies comme ils peuvent détruire nos relations.

La meilleure partie d’Au-delà est celle qui s’intéresse au personnage du médium, joué par un Matt Damon somptueux. Celle-ci est surement la partie la plus intimiste du film avec notamment ses scènes où ce personnage passe ses soirées à écouter des textes de Charles Dickens lus à la radio. L’idée de Dickens est tout bonnement géniale, cet auteur qui a tant écrit sur la pauvreté et la misère vient s’inviter à la tristesse de ce médium, cet idée trouvera encore plus de sens avec une des autres parties du film qui décrit le parcourt de deux jumeaux. La détresse du personnage est tout simplement bouleversante. Ce «don » qui lui permet de « contacter » les disparus et qu’il perçoit plus comme une malédiction, le fait plonger dans un immense doute. Son frère veut absolument lui faire exploiter celui-ci pour gagner plus d’argent, le fait d’être médium lui empêche de conquérir la femme qu’il aime après qu’il ait découvert lors d’une « séance » bien des secrets sur celle-ci, des secrets qu’elle aurait bien aimé oublier… La mise en scène tout en simplicité du maître Clint ne fait que renforcer la force de cette partie qui se rapproche beaucoup du chef-d’œuvre.

La partie des deux jumeaux est également superbe. Alors qu’ils vivent une existence difficile auprès de leur mère alcoolique et droguée, l’un des deux, en allant chercher des médicaments pour sa mère qui veut guérir, se fait agresser puis renverser par une voiture. L’enterrement du garçon est tout bonnement sublime ; il montre toute la frustration et la solitude de ce jeune héros. L’un des deux reste seul, cherchant à tout prix à renouer des liens avec son défunt frère. L’errance de ce petit garçon est filmée comme un conte, et surtout (PUR HASARD !) comme un conte de Dickens. C’est là tout le génie du réalisateur, ne pas seulement rassembler toutes ces histoires par le scénario, mais aussi par la mise en scène, et avec quel talent !       

L’autre partie, française, est, avouons-le, assez décevante. Non pas pour son jeu d’acteurs, excellent (formidable Cécile de France et très charismatique Thierry Neuvic), ni pour sa réalisation sobre et sans faux-raccord, mais pour son écriture. Nous, Français, comprenons vite que le scénariste ne connaît pas très bien la France… Le scénario de Peter Morgan (scénariste de l’excellent The Queen, de Stephen Frears) reste tout de même un léger problème au film, car le côté « choral » du film n’est pas très bien écrit. On sait que la réussite d’un film de Clint Eastwood tient souvent à son scénario, mais ici, il réussit à sublimer un scénario peu passionnant par la réalisation.
Ce qui étonne le plus, c’est ce titre,  au-delà … Pourquoi ce titre étonne-t-il ? Parce que le film ne traite pas concrètement de la vie après la mort. C’est un conte contemporain, qui explore notre société d’aujourd’hui, en passant par des catastrophes récentes qui ont secoué notre monde (le tsunami, l’attentat du métro de Londres, etc.). Eastwood utilise ce sujet comme prétexte pour décrire l’importance du succès pour une personne d’aujourd’hui, pour explorer, à travers des détails, quelles sont les icônes de nos jours (les « Black Berry » qui sont souvent montrés dans des affiches publicitaires, les vidéos de « YouTube » ou encore l’autocollant de Che Guevara sur les casiers des ouvriers collègues de Matt Damon). C’est là que l’arrivée de Dickens est une idée tout à fait étonnante, qui vient en contraste complet avec notre société où l’argent et le succès règnent en maître.      
Les effets spéciaux sont tout de même présents. L’exemple qui restera dans les mémoires est la scène du Tsunami, terrifiante. Filmée au plus près de l’action, elle étonne surtout lorsque l’on sait que le réalisateur n’a jamais touché au film-catastrophe.

Eastwood signe donc ici son mélodrame le plus abouti (Eh oui, « mélo » ne veut pas forcément dire mauvais film). Excepté le final qui tire un peu fort sur les violons, Monsieur Clint évite les lourdeurs dans sa réalisation (contrairement à Invictus) ce qui laisse présager un retour à la belle époque « Eastwoodienne ». Et ça, ça ne peut qu’être positif pour notre 7ème Art.

Tara Ducan

​La série Tara Duncan
 
​Quinze ans avant J.K. Rowling, Sophie Audouin-Mamikonian avait créé Tara, l’irrésistible Sortcelière, seulement aucun éditeur n'avait accepter de publier son livre qu'ils trouvaient trop long, avec trop de magie. La vague Harry Potter lui permis finalement d’être éditée. Drôles et fantastiques, ses créatures sont aussi incroyables qu’impayables. La plupart des palais y sont vivants et changent l’aménagement des pièces selon leur humeur, les sucettes prédisent l’avenir et les araignées posent des charades. Même les couleurs ont une âme que les démons peuvent emprisonner…foisonnant d’idées et de trouvailles, mêlant suspense, humour et fantastique, les romans de Sophie Audouin-Mamikonian séduit les jeunes comme les vieux . Même Steven Spielberg a craqué et pourrait bien porter au grand écran cette cousine française du sorcier Harry. Mais si Tara est une drôle de fille aux pouvoirs supra-normaux, sa créatrice n’est pas triste non plus. En effet, l’auteur n’est autre que la prétendante au trône d’Arménie,royaume qui n’existe plus depuis le quatorzième siècle.  .Arrière-petite-nièce de Tristan Bernard, elle est aussi la nièce du réalisateur Francis Veber (Le dîner de cons, La chèvre, Les , etc) dont l’agent américain l’a présentée à Spielberg. Souvent présentée comme la petite sœur de Harry Potter, la jeune héroïne de ce roman n’a pourtant pas grand chose en commun  ce personnage, à part la magie.
Le dernier tome récemment sortit dans les librairies est  Tara Duncan 8, L'impératrice maléfique, qui raconte d'abord son exil sur Terre, où elle est coupée de tout contact avec ses amies ; puis sa tentative de passer par les Limbes (les Enfers) pour aller sur Autremonde, qui n'est pas dans la même Galaxie que la Terre, mais nous n’allons pas vous accabler de détails. Donc, pour en savoir plus, je vous conseille de lire les Livres. Un dessin animé a été diffusé sur M6, et sur Disney Channel. On pourra aussi assister en 2012 à une comédie musicale, et à un film live ( avec des acteurs) en 2013.
Pur résumer, Tara Duncan est une dodécalogie ( 12 tomes ) créée par Sophie Audouin-Mamikonian, qui réunit humour, magie et aventure dans ses livres qui sortent au rythme d'un tome par an. L'auteur nous prépare également une quadrilogie sur les loups-garous, dont le premier tome sort le 10 mars 2011 (sans vampires pour rassurer ceux qui ont une aversion pour Twilight). Et même s’il s’agit d’un pavé de plus de 450 pages, comme le roman est drôle, bien rythmé et plein de rebondissements, on en redemande