11 janvier 2011

ENQUETE SUR LA NON-MIXITE

Le 9 décembre, deux étudiants de Nanterre sont venus faire une enquête sur la non-mixité. Ils ont d’abord interrogé M. Baudrillart, pour savoir quels étaient, selon lui, les avantages et les inconvénients d’enseigner à des classes non-mixtes. L’entretien avec M. Baudrillart a duré une heure et demie.
Puis ils ont interrogé, assez longuement également, deux élèves de 3e, Cyrille M. et Louis D., pour connaître leur opinion et leurs impressions sur le même sujet. Leurs parents avaient, auparavant, autorisé par écrit les étudiants à faire cette enquête. Les réponses étaient enregistrées et donneront lieu à un travail écrit, qui sera soumis à un professeur de Sociologie.
Les deux étudiants, apparemment très contents de l’accueil reçu, ont abondamment remercié les professeurs.
Silvestre Baudrillart

INTERWIEW D'UN VELOCIRAPTOR ET CORRESPONDANTS ESPAGNOLS

Simon : A quelle époque avez-vous vécu, mon cher ?
Raptor : J’ai vécu à la fin du crétacé, entre 80 et 70 millions d’années avant votre ère.    
Simon : Quelle partie de votre anatomie vous est le plus utile ? 
Raptor : C’est assurément ma griffe rétractile, capable de se placer presque à la verticale pour poignarder la peau de ma proie, car je suis carnivore ; elle mesure bien 1,5 cm.
Simon : Quelle taille avez-vous et quelle est votre longueur en partant du bout de la queue jusqu’à la  tête?
Raptor : J’ai une hauteur d’1,20 m et en longueur, je mesure 1,80 m et je pèse 75 kg.
Simon : Qui vous a découvert et quand ?
Raptor : C’est Henry Fairfield Osborn (1857-1935) en 1924 en Mongolie. Depuis, vos scientifiques disposent d’au moins six squelettes identifiés, complets ou partiels.
Simon : Vous avez tourné dans des films, non ?
Raptor : Oui, dans le célèbre film Jurassic Park de Steven Spielberg, mais j’y ai tourné nu.
Simon : Nu ????
Raptor : Oui, mes frères et moi sommes pourvus de plumes sur tout le corps, mais nous ne pouvons voler.
Simon : Bien, merci et au revoir.
Raptor : Au revoir !
Simon de Villèle




CORRESPONDANTS ESPAGNOLS

Hautefeuille a reçu, pour quinze jours, trois élèves espagnols du Colegio Gaztelueta, de Bilbao. Il s’agissait de :
—  Alfonso Aedo
— Jaime Ayarza
— Pablo Ferrandez
Ils ont été reçus dans les familles des élèves qui ont participé à l’échange, en se rendant à Bilbao en octobre.
Pour accéder au site de Gaztelueta :
Alfonso Aedo, Jaime Ayarza et Pablo Ferrandez                    

ENTRETIEN SUR LE LYCEE AVEC MONSIEUR NOE



Quelle est la spécificité du lycée Hautefeuille ?
Celle-ci tient d’abord à l’esprit qui nous anime et aux raisons pour lesquelles nous avons, avec l’aide des parents, créé le lycée. Il s’agit de proposer un établissement qui soit un lieu d’instruction et d’apprentissage pour l’élève, tout en garantissant une forte collaboration entre les professeurs et les élèves. En semaine, les lycéens passent plus de temps au lycée qu’à leur domicile. Il est donc primordial qu’ils s’y sentent bien, qu’ils y évoluent dans une atmosphère sereine et éloignée des pollutions intellectuelles. Faire grandir l’élève et non pas le casser, concilier exigence académique et humanisme, voilà une ambition difficile mais exaltante.

Qu’est-ce que le « Cercle Hautefeuille » et pourquoi l’avoir créé ?
L’idée du « Cercle Hautefeuille » nous est venue en réfléchissant sur les besoins et les envies des lycéens. Débattre, argumenter, défendre des idées, ce sont des choses qu’ils aiment faire, or c’est difficile de l’organiser en cours. Voilà pourquoi nous avons souhaité qu’un temps soit dédié à cela : apprendre à parler, savoir maîtriser l’oral, savoir rédiger une argumentation écrite. De plus, le cercle est couplé à des conférences faites par des spécialistes sur des sujets variés : art, géopolitique, finance, science. D’autre part il est important que les lycéens acquièrent une solide culture générale, et le cercle les aide à cela.

Que doit apporter un lycée ?
                Entre 15 et 18 ans les jeunes sont soumis à une fragmentation : ils s’interrogent sur leur avenir, ils passent du stade d’enfant à celui d’adulte, ils subissent plus ou moins bien les influences de l’esprit du temps. Le lycée doit les aider à retrouver cette unité perdue, à faire d’eux des hommes solides alors même que nous sommes une société liquide. C’est pourquoi il est crucial que les cours reposent sur des fondamentaux éprouvés, nous devons les organiser en fonction de méthodes pédagogiques qui réussissent. Ce qu’ils font au lycée, cette universalité disciplinaire, ils ne l’auront plus jamais par la suite. Peu importe la section qu’ils choisissent, cela a finalement peu d’impact sur les études supérieures, ce qui compte c’est qu’ils puissent nourrir leur esprit aux sources de différentes matières : lettres, philosophie, sciences, car ces trois années de lycée sont les dernières où cela est possible.

Dans votre projet pédagogique, vous parlez de la liberté. En quoi consiste-t-elle ?
Nous avons de la chance à Hautefeuille car il y règne une grande liberté : liberté pédagogique et liberté intellectuelle. Les élèves ne s’en rendent pas compte car ils ne connaissent pas les autres établissements, mais dans les cours tous les sujets humains et moraux peuvent être abordés, analysés et discutés. Nous voulons faire des hommes libres, c’est-à-dire des hommes responsables, et pour être responsable il faut être cultivé et il faut aussi être ouvert sur les enjeux du monde.
La liberté est aussi liée à la beauté des lieux. Les élèves y sont très sensibles, et ils ont raison. Les classes doivent êtres belles, tout comme les couloirs. La décoration, le choix des couleurs des murs, la présence de tableaux et de livres dans les classes sont des éléments primordiaux. Comment peut-on avoir envie d’apprendre dans un endroit qui est laid ? Cela nécessite un grand effort, notamment d’entretien et de soin, mais c’est nécessaire.
 En quoi consistent les cours de religion au lycée ?
Ces cours s’inscrivent dans la formation universaliste des lycéens. Ils sont divisés en deux branches : une branche d’histoire de l’Eglise et une branche de formation spirituelle. Dans l’histoire de l’Eglise nous étudions les grandes figures, les grands événements, les courants artistiques et intellectuels. La formation spirituelle est axée sur la philosophie, la théologie et la liturgie. Cela peut peut-être effrayer un élève de 3e, mais en réalité les lycéens aiment beaucoup ces cours, et ils se rendent compte de l’aspect concret qu’ils peuvent en tirer dans leur vie quotidienne.

Que pouvez-vous dire à un collégien qui s’interroge sur la pertinence de venir au lycée à Hautefeuille ?
S’il a été heureux au collège à Hautefeuille il le sera aussi au lycée, et c’est le plus important. Penser aux études supérieures est une bonne chose, mais il n’est pas non plus nécessaire de s’y focaliser dès la 3e, ou de se mettre une pression inutile. Il est crucial de bien réussir le lycée, et l’ambiance humaine et morale est fondamentale pour cette réussite. Ce sont trois années merveilleuses que l’on ne doit pas gâcher. Ces années forgent des caractères, ou les détruisent. Il ne faut pas négliger l’importance de la camaraderie et de la confiance mutuelle entre professeurs et élèves.
Que les élèves fassent aussi confiance à leurs parents, et à leurs professeurs, même si c’est peut-être difficile à leur âge ! Ils savent ce qui est bon pour eux, ils ont une expérience qu’ils n’ont pas. Ils ne regretteront pas la confiance qu’ils leur portent.
Enfin, il faut qu’ils adhèrent au projet pédagogique. Et il faut aussi qu’ils soient prêts à s’investir. Nous ne voulons pas des consommateurs de lycée, nous voulons des acteurs du lycée.  
Après les « années collège », les « années lycée » sont très différentes. Parents comme élèves savent pouvoir compter sur l’engagement total des professeurs de Hautefeuille.

HAUTEFEUILLE AU RAID BLANC: entretien avec monsieur Mant

C’est la première fois que Hautefeuille participe au « Raid Blanc » : pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit ?
C’est une course organisée par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, à destination de tous les collèges du département et qui permet aux 7 premières équipes de se rencontrer au cours d’un raid en montagne lors d’épreuves de ski, raquette, chien de traîneau... Mais c’est surtout l’occasion de se dépasser et de vivre l’esprit d’équipe.
Quand avez-vous participé à cette course et quels furent les élèves volontaires ?
Cette course a eu lieu, pour la phase de qualification, mardi 23 novembre. Nous sommes partis du Collège à 7h du matin pour rejoindre la forêt de Fausses-Reposes et les élèves volontaires étaient Jean de Flaghac, Victor Boucher, Louis-Victor Rousseau et Louis Candau.
Dans quelles conditions s’est faite la course ?
La course a eu lieu en forêt et a duré 4h en continu et en autonomie. Nous avons fait le choix de déjeuner très tôt (10h30) pour avoir des sacs plus légers et pouvoir courir plus facilement. Nous n’avons gardé que de l’eau et quelques barres céréalières. Il a fait très froid au début, et avons eu quelques gouttes de pluie à la fin. Mais on oublie très vite les conditions pour se concentrer sur l’objectif : tout donner !
... Et quelles ont été les épreuves ?
 Le principe était simple : il y avait 7 ateliers (tir à l’arc, course au score, mur-piolet, VTT, raquette, course en côte et un questionnaire de culture générale). Chaque atelier durait 20 minutes, et rapportait des points en fonction de la performance d’équipe.
Quelle a été votre stratégie ?
Les ateliers étaient répartis partout dans la forêt et nous avions 20 minutes pour les rejoindre, avec l’aide d’une carte et de la boussole ! Sur le parcours, nous pouvions valider des balises qui offrent des points de bonus). Nous avons fait le choix d’aller chercher toutes les balises. Nous n’avons été en retard que de 3 minutes sur l’ensemble de la course. Notre stratégie a été payante !
Quelle a été la principale difficulté ?
Les équipes étaient normalement constituées de 4 garçons et de 4 filles, et nos élèves ont dû se battre à quatre contre des équipes de huit, ce qui est particulièrement méritoire.
Etes-vous content de l’investissement des élèves ?
Je suis très content et fier des élèves?
 qui se sont réellement dépassés dans cette série d’épreuves. C’était objectivement très fatigant (d’ailleurs ils avaient encore mal 3 jours après). On a senti un vrai esprit d’équipe et chacun, malgré sa fatigue, a voulu contribuer à la réussite du groupe. Un garde républicain, qui courait avec nous, m’a même dit qu’il était extrêmement surpris par la cohésion et la volonté de l’équipe. C’est la première fois que je voyais autant d’efforts et aucune plainte de la part des élèves...
Un mot pour conclure ?
Merci à eux car j’ai aussi passé un très bon moment, avec une réelle complicité. J’espère que notre classement final sera à la hauteur de nos efforts. Et j’invite les 4e de cette année à participer aussi activement au Trophée Aventure qui se déroulera en mai.
Finalement, Hautefeuille est arrivée 4e sur 41 équipes, ce qui ne lui a pas permis de monter sur le podium ; mais le score est inespéré quand on pense que c’est une équipe de quatre qui se battait contre des équipes de huit.

Questions : Théophile Charzat

MEME LE SILENCE A UNE FIN

Par Ingrid Bettancourt

  La longue captivité d’Ingrid Bettancourt, dans la forêt colombienne, a fait couler beaucoup d’encre… Cette femme politique franco-colombienne avait été prise en otage par les Farc, un groupe révolutionnaire, lors de sa campagne électorale. Le président Sarkozy et son épouse s’étaient fortement impliqués dans les négociations, la captive étant de nationalité française. Dans un premier temps, elle avait ému l’opinion lors de sa libération, au moment de sa visite en France et son passage à Montmartre et à Lourdes : elle avait tenu à remercier Jésus et la Vierge pour le réconfort qu’elle en avait reçu. Puis d’autres voix se sont fait entendre, critiquant son attitude pendant sa captivité. Ce livre permettra une utile mise au point.
Les psychologues l’admettent généralement, l’ambiance d’un groupe d’otages n’a rien à voir avec ce que nous avons l’habitude de connaître. En effet, les prisonniers se comportent souvent assez étrangement envers leurs geôliers ; ils oublient leur statut de victime et s’efforcent de leur faire plaisir, espérant une récompense. Envers leurs compagnons de captivité, ils sont souvent jaloux, haineux, vindicatifs. L’auteur décrit assez bien cette situation, qui explique les rumeurs contradictoires dont elle a été l’objet : en effet, parmi les otages, elle était la plus célèbre de son groupe, et était donc souvent citée à la radio, ce qui a provoqué la jalousie des autres.
Qu’apprend-on d’autre dans ce livre ? La vraie vie dans la jungle, au milieu d’une faune envahissante : fourmis géantes, nuées de moustiques minuscules, singes, tapirs… Les tentatives d’évasion, la souffrance des sévices infligés par les geôliers, les relations amicales au sein du groupe, les cours de français organisés par la femme politique… Mais ce qui frappe le plus, c’est le fait que, tout au long de cette captivité, c’est sa foi en Dieu qui a soutenu Ingrid Bettancourt (chaque jour, elle récitait le chapelet), ainsi que les messages quotidiens qu’elle recevait de sa mère, et son amour de ses propres enfants. Ce livre, rédigé en français, est un précieux témoignage sur la façon dont une femme, malgré une pression constante, parvient à conserver son élégance morale.
Silvestre Baudrillart







                                                                         




UN SURVEILLANT REVELE

1.Avez-vous choisi Hautefeuille par conviction?
   Oui, puisque j’aime beaucoup l’esprit de Hautefeuille, l’esprit de travail, et quand on m’a proposé, je suis venu.
2.Quel métier exerciez-vous avant de devenir surveillant?
   J’ai plusieurs activités professionnelles, parmi lesquelles il y a la surveillance et l’intendance à Hautefeuille, une petite entreprise de rénovation. Mon premier métier est celui de musicien, mais cela marche par périodes, alors je travaille à Hautefeuille.
3.Les élèves associent votre nom au jazz…
   Oui, comme je l’ai dit, je suis batteur de jazz, j’anime des festivals et il m’arrive de faire quelques concerts. Mon dernier disque sorti s’appelle Playground et un nouveau sortira en avril. Nous allons partir en tournée dans le Sud-Ouest : Marseille, Lyon, Chambéry entre autres.
4.Donc selon vous, peut-on vivre de sa passion?
   Oui et non, cela dépend du domaine. Dans la musique ou les arts il est très difficile de vivre de son métier et c’est pour cela que j’exerce d’autres métiers.
                                                                                                               Questions : Guillaume LEJEUNE