le 21 Septembre 2010
HAUTEFEUILLE TIMES
N°1
ÉDITORIAL
Une nouvelle année débute à Hautefeuille, et on ne cesse d’évoluer… Fini le Hautefeuille Info, voici le Hautefeuille Times (le titre pourrait évoluer en fonctions des articles publiés…) et sa nouvelle équipe. Silvestre Baudrillart reste le maestro du magazine, Ivan Aubert et moi-même serons les rédacteurs en chefs, Andéol Bonnet nous offrira également ses services et Théophile Charzat s’occupera de notre Blog. Evidemment, si vous souhaitez nous faire parvenir vos idées, voire vos articles, vous pouvez nous les envoyez à l’adresse e-mail : hautefeuilletimes@gmail.com.
Cette année, nous sommes partis sur une flopée de bonnes résolutions (espérons que ce ne soient pas que des résolutions…). Vous promettre des articles de qualité (qui seront contrôlés) en évitant les copiés-collés des 20 minutes et autres Metro.
Nous espérons tous que vous allez apprécier cette nouvelle édition, et que votre rentrée se passe bien (pour les élèves et pour les professeurs…). Sur ce, je vous laisse apprécier.
Pierre-Jean Delvolvé
Oui, je suis même encore plus motivé.
2. Sentez-vous que vos méthodes évoluent au fil des années ?
Mes méthodes s’affirment avec l’expérience et j’essaie de m’intéresser à tous les élèves dans ma manière d’enseigner.
3. Pensez-vous qu’Hautefeuille change au fil du temps ?
L’équipe de professeurs est de plus en plus solide et les familles de plus en plus motivées. Les élèves sont de plus en plus conscients d’être dans un bon collège.
4. Quel sont vos passions, vos « hobbies », en dehors de l’école et de votre matière ?
Je suis passionné par les jeux de stratégie, la géographie et l’Histoire.
Questions posées par Théophile Charzat, Andéol Bonnet
La « cérémonie » est terminée…
Ce dimanche, un grand nom du cinéma français s’est éteint, un cœur bon vivant et drôle. L’immense artiste de la caméra a fait son dernier adieu au cinéma, laissant derrière lui tout un monde de cinéphiles, qui gardera pour toujours un absent dans ses rangs.
Chabrol était le dernier à avoir vécu toutes les époques du cinéma français :
-Il débute à la fin des années 50 à côtés des Jean Renoir ou autres Marcel Carné ;
-Critique de la plus grande revue cinématographique du moment, Les Cahiers du Cinéma, avec François Truffaut, Jean-Luc Godard, Eric Rohmer ou encore Alain Resnais. Avec ceux-là, il lança la période la plus prolifique et la plus connue du cinéma français : La nouvelle vague.
-La fin des années 70-début des années 80, la période « bon français », provocatrice, à côté de Bertrand Blier et autres.
-Et puis le cinéma contemporain, de nos jours.
Chabrol était, comme Truffaut, un fan absolu d’Alfred Hitchcock. Pour beaucoup, il était perçu comme son successeur. Son monde bourgeois, savoureusement pervers, n’était pas sans rappeler le cinéma du « maître du suspense ».
Dans tous les films de son immense filmographie (Le boucher, Poulet au vinaigre, la ligne de démarcation, La cérémonie, affaire de femmes, Masques …) Chabrol exprimait son regard acide et légèrement provocateur sur la bourgeoisie, on riait toujours gêné, on était terrifié de façon terriblement jouissive…
Chabrol était également un maître des actrices, révélant des femmes comme Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire et autres, ses choix se révélaient toujours très fins.
Il était également un homme drôle, actif et terriblement français. Toujours avec son cigare et son verre de vin rouge, il prononça toujours cette phrase, lorsqu’on lui proposait d’aller à la cantine du tournage, restée dans les annales : « NON monsieur, nous sommes en France sur un tournage français, il me faut pinard, cigare et fromage… »
Alors M. Chabrol, adieu et « merci pour le cinéma »…
Pierre-Jean DELVOLVÉ
DERNIÈRES NOUVELLES ZOOLOGIQUES
• De récentes recherches scientifiques prouvent, grâce à l’écoute des ultra-sons, que les rats, et d’autres animaux ayant les cordes vocales adaptées, émettent des rires sous l’effet de chatouilles et de jeux. Quel poète affirmait que le rire était le propre de l’homme ?
• Grâce à l’étude sur le terrain de certains savants, on a remarqué que les éléphants qu’on croise font preuve, comme l’être humain une fois encore, de gestes affectifs les uns envers les autres et d’un vocabulaire relativement développé. Il a même été démontré que la muqueuse autour de leurs yeux, la même que chez l’Homme, produit un liquide sous l’effet d’un stress intense ou d’une émotion forte (la perte d’un membre important du groupe, par exemple) ; bien que tous les chercheurs n’acceptent pas le terme de « larmes », ils conviennent que les « pleurs » des éléphants obéissent aux mêmes stimuli que ceux des Hommes.
On peut alors se demander où commencent les sentiments, entre ressentis inexplicables et faits scientifiques avérés.
• Aujourd’hui, tous les maîtres-chiens l’affirment : un canidé pratiquant le sauvetage régulièrement et ne retrouvant aucun survivant à la fin d’une journée de recherches peut être victime d’une grave déprime. Pour éviter cela, il est parfois impératif de placer de faux survivants dans les décombres. Les psychologues animaliers sont-ils vraiment inutiles ?
• Dernièrement, certains chercheurs ont observé que les oiseaux-jardiniers (notamment présents en Australie et en Nouvelle-Guinée) est la seule espèce découverte à ce jour affichant des goûts (chromatiques surtout) individuels aussi marqués dans la décoration (notes : ces volatiles créent de somptueux nids et donjons boisés pour leurs belles).
Ivan AUBERT (Membre agréé de la National Geographic Society)
HAUTEFEUILLE ET LA NON-MIXITE AU JOURNAL DE 20 HEURES
L’accroche est intéressante : le journaliste fait remarquer que la mixité est remise en question un peu partout ; tout d’abord aux Etats-Unis, où un mouvement de grande ampleur touche les écoles mixtes. En quelques années, 500 établissements publics mixtes sont devenus non-mixtes, dans les quartiers pauvres de nombreuses villes, où les garçons sont plus durement frappés par le chômage que les filles, tandis que celles-ci subissent assez mal la violence du sexe fort.
D’autre part, une sociologue, Marie Duru-Bellat, a publié récemment une étude sur les conséquences négatives de la mixité, aussi bien pour les filles que pour les garçons, remettant celle-ci en cause d’un point de vue scientifique.
Après cette introduction, quelques images de Hautefeuille nous sont présentées : M. Sauleau faisant l’appel le jour de la rentrée. Hautefeuille est décrite comme "un établissement catholique de la banlieue parisienne, où tous les élèves et tous les enseignants sont du sexe masculin." Quelques élèves sont interrogés. Le premier souligne, assez posément et longuement, que l’absence des filles permet d’être plus naturel ; un autre suggère que, si elles étaient là, elles tempéreraient un peu la rudesse du caractère des garçons... Puis la caméra nous entraîne dans le bureau de M. Sauleau. Celui-ci souligne le retard de maturité qui affecte les jeunes hommes : dans un environnement non-mixte, ils peuvent plus aisément progresser et s’épanouir.
Le journaliste enchaîne sur quelques images d’archives : un débat dans une salle de classe, en 1968, entre garçons et filles du primaire, sur le même thème. L’échange est savoureux et vieillot, et un sociologue explique que les garçons avaient peur des filles, et que les filles méprisaient les garçons.
Après quoi, c’est Marie Duru-Bellat, la sociologue, qui est interrogée sur le fond de verdure d’un jardin public. Subtilement, elle montre que les filles, dans un environnement mixte, ont tendance à renforcer les stéréotypes de la féminité. Pour ne pas passer pour des intellectuelles, elles hésitent à choisir, par exemple, des carrières qui sont habituellement présentées comme masculines : effet pervers et inattendu de la mixité scolaire.
Puis la caméra se déplace aux Etats-Unis, nous montrant des établissements non-mixtes où les élèves, en uniforme impeccable, sont manifestement des Afro-Américains des quartiers pauvres, qui ont retrouvé une dignité. Le mouvement est présenté comme d’une grande ampleur, et c’est effectivement le cas : c’est la présidence, à l’époque de Bush, qui a amorcé cette mutation des écoles publiques.
Retour en France : des lycéens d’un établissement parisien qui, de leur côté, sont franchement pour la mixité et la présence des filles. Et le journaliste termine en soulignant que la loi française défend la non-mixité au nom de la lutte contre les discriminations.
Au total, un beau reportage, d’une intéressante indépendance d’esprit, équilibré et montrant Hautefeuille sous l’un des aspects qui justifient le contrat avec l’Etat. En effet, le caractère propre de l’établissement, en l’occurrence la non-mixité, remplit un service public. Hautefeuille offre aux parents qui le désirent cette éducation différenciée dont beaucoup de garçons ont besoin pour grandir.
Sylvestre Baudrillart

C'est vraiment très bien
RépondreSupprimerThéophile CHARZAT LIOT DE NORTBECOURT